Parler à mon ado de mon trouble de santé mentale

Santé mentale   ›   Parler à mon ado de mon trouble de santé mentale

Il peut être difficile pour un parent de parler de son trouble de santé mentale à son enfant. Sachez qu’il est possible d’entamer ce dialogue avec votre jeune en suivant ces quelques conseils.

À retenir

👉 Expliquez honnêtement votre diagnostic à votre jeune, en adaptant le langage et en rassurant sur l'aide que vous recevez.

👉 Encouragez l'ouverture en répondant à ses questions et émotions, tout en maintenant un rôle parental actif.

 

 

 

 

Annoncer et expliquer notre diagnostic à notre enfant

Dire la vérité à un.e ado réduit généralement les malentendus. Il est tout à fait possible d’expliquer à notre jeune les difficultés que nous vivons dans un langage adapté à son âge, à son niveau de développement et à sa personnalité. Faire preuve d’honnêteté et de transparence à l’égard de votre jeune témoigne de votre force et de votre authenticité et vous permettra par ailleurs d’exprimer davantage vos besoins dans différentes situations.

 

Bien sûr, si vous venez tout juste de recevoir un diagnostic, vous pouvez attendre d’être prêt.e pour en parler à l’ado, et même aller chercher du soutien pour le faire (conjoint.e, ami.e, membre de la famille proche, professionnel.le.s de la santé). Expliquez à votre jeune les grandes lignes de ce que vous vivez (les émotions que vous ressentez, les comportements qui en découlent).

 

💡Vous pouvez rassurer votre ado en lui faisant savoir que vous recevez de l’aide pour surmonter la situation: cela lui démontrera que vous n’êtes pas seul.e et le rassurera.

 

Faire preuve d’ouverture

Acceptez toutes les questions ou émotions que vous percevez lorsque vous parlez à votre ado de vos difficultés, mais aussi après l’annonce du diagnostic et lorsque des difficultés se présentent en lien avec la maladie dans votre famille. Les ados ne réagiront pas tous de la même façon.

 

Certain.e.s pourraient être très ouvert.e.s et à l’aise avec la situation. D’autres pourraient ressentir de l’inquiétude, de la tristesse, de la colère et de l’incompréhension.

 

💡Des réponses justes à leurs questions et la validation de leurs émotions permettent généralement d’apaiser rapidement ces réactions émotives normales.

 

Rester parent au-delà du diagnostic

Même après l’annonce d’un diagnostic ou en faisant preuve d’ouverture devant vos difficultés, il est important de ne pas mettre constamment l’accent sur cela. Vous restez un parent à part entière, avec vos qualités habituelles.

 

Pour l’ado, l’idée que son parent vive des difficultés n’est pas nécessairement nocive, mais iel a besoin de voir que son parent continue d’être son parent, en dehors de tout ça.

 

Offrir du soutien en dehors de la famille

Puisque votre jeune pourrait ressentir des émotions par rapport à ce vous vivez et une gêne d’en parler directement, n’hésitez pas à lui offrir des ressources pour explorer ses questions (un.e proche de la famille qui est au courant de la situation, des ressources d’aide pour les proches...).