Pourquoi il y a des gens qui intimident?

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L’intimidation, ça mélange souvent plein d’affaires : des insécurités, du besoin de contrôle, de la pression des autres… Comprendre pourquoi ça arrive ne veut pas dire l’excuser, mais ça peut t’aider à mieux te protéger (ou à aider quelqu’un).

À retenir

👉 Les gens intimident souvent pour se sentir plus fort.e.s ou en contrôle, surtout s’iels sont insécures.

👉 La pression du groupe, la colère ou le stress peuvent pousser à intimider, même sans réaliser l’impact réel.

 

 

 

 

 

 

Une façon de se sentir « fort.e »

Certaines personnes intimident parce qu’elles veulent se sentir puissantes. Quand elles rabaissement quelqu’un, elles ont l’impression de prendre le dessus, de contrôler la situation, ou d’être  « au-dessus » des autres.

 

Ça arrive parfois quand quelqu’un se sent fragile à l’intérieur, même si ça ne paraît pas: peur d’être jugé.e, de ne pas être aimé.e, de ne pas être assez cool, beau, populaire, bon à l’école, etc. Intimider peut devenir une façon de cacher son malaise… en le mettant sur quelqu’un d’autre.

 

 

💡Mais attention: être mal dans sa peau n’excuse pas de faire du mal.

Impressionner les autres

L’intimidation peut aussi être une stratégie pour gagner du respect (ou faire peur), surtout dans un groupe. Il y a des personnes qui veulent absolument être vues comme dominantes, meneuses, leaders.

Parfois, elles intimident parce que ça leur donne des points sociaux:

 

  • les autres rient,

  • les autres suivent,

  • les autres n’osent pas s’opposer.

     

Et même si beaucoup de gens (peut-être comme toi) trouvent ça malaisant, la peur de devenir la prochaine cible peut empêcher le monde d’intervenir. Ça se comprend très bien, mais le problème, c’est que ça donne encore plus de pouvoir à la personne qui intimide.

Une mauvaise gestion de la colère ou du stress

Il y a des jeunes qui vivent des choses difficiles (conflits à la maison, stress, humiliation, rejet, violence, séparation, etc.). Et parfois, au lieu d’en parler ou de demander de l’aide… iels sortent ça en attaquant quelqu’un. C’est comme si leur colère avait besoin d’un endroit où exploser.

 

 

 

Et malheureusement, leur cible est souvent quelqu’un qui semble plus vulnérable: une personne plus isolée, différente des autres, ou qui a moins de soutien autour d’elle.

 

 

💡Ça n’explique pas tout, mais ça aide à comprendre une chose: l’intimidation parle plus de la personne qui la fait… que de la personne qui la subit.

Un conflit qui dérape

Ça se peut aussi que l’intimidation commence, surtout en ligne comme une dispute: une pique, une réponse, une vengeance, bref: quelque chose qui escalade.

 

Chaque personne peut avoir l’impression d’être la victime. Et plus ça continue, plus ça devient difficile de revenir en arrière: rumeurs, messages blessants, captures d’écran partagées, humiliation publique…

 

Le problème, c’est que même si ça avait commencé petit, ça peut finir énorme, parce que tout le monde peut voir, commenter, partager… et ça s’empile.

« C’était une joke »

Certaines personnes intimident sans se dire qu’elles intimident. Elles vont dire :

 

  • « Je niaise, c’est juste pour rire. »

  • « T’es juste trop sensible. »

  • « Tout le monde fait ça. »

     

Ça peut être une façon de se donner bonne conscience. Comme si le mot joke rendait ça moins grave. Mais un bon test, c’est celui-là : si la personne en face ne rit pas, si elle se sent humiliée, coincée ou attaquée… c’est plus tant une joke.

 

Les anciennes victimes d’intimidation

Ça peut sembler bizarre, mais oui: quelqu’un peut être à la fois victime et intimidateur. Parfois, une personne qui a été humiliée ou rejetée cherche ensuite à reprendre du pouvoir sur quelqu’un d’autre.

 

C’est une façon de dire : « je ne veux plus être le ‘faible’, alors je fais vivre ça à quelqu’un ». Ça ne rend pas ça correct, mais ça montre que l’intimidation peut être un cycle… et que le briser, c’est important.

 

 

 

💡L’effet écran. En ligne, c’est plus facile d’écrire quelque chose de dur que de le dire en face. Il y a moins de réactions directes : pas de regard, pas de silence, pas de visage triste devant soi. Et quand les réseaux mettent en avant les contenus qui choquent, qui fâchent ou qui font réagir, ça peut aussi encourager les attaques ou les insultes. Comme si être intense ou faire preuve d’agressivité donnait plus d’attention. Résultat : certaines personnes dépassent des limites… sans réaliser l’impact réel.